De plus en plus fréquentes, de plus en plus puissantes, les vagues de chaleur ne s’installent plus seulement dans les historiquement connues pour être les plus chaudes, mais sur l’ensemble du territoire. Difficile donc de faire l’impasse sur cette urgence qu’est la rénovation thermique des bâtiments, et de prendre en compte la notion d’inconfort estival. Chaque année, les Anil départementaux effectuent 850.000 consultations. Sur ces 850.000 dossiers, environ 120.000 concernent la rénovation énergétique. Une politique publique de grande ampleur pourrait aider à la mise en place d’un plan national « puissant, stable et lisible », pour reprendre les termes de l’Adil. Du côté de Fondation pour le logement aussi, on tire la sonnette d’alarme : les bouilloires thermiques sont souvent occupées par les personnes âgées, les ménages les plus modestes, mais aussi les jeunes qui sont particulièrement touchés par ce phénomène d’inconfort estival. Les logements les moins décents sont souvent implantés dans les îlots de chaleur urbains, où la bétonisation prend le pas sur les espaces verts. L’ICU (îlot de chaleur urbain) est un phénomène climatique, une sorte de chappe de chaleur dans les endroits les moins végétalisés. D’autres solutions que la végétalisation peuvent être apportées à ce problème, en dehors de plantations sur les murs et les toitures : peindre les toits en blanc, choisir des matériaux à basse inertie thermique, favoriser l’évaporation de l’eau… autant de solutions simples à mettre en place.